Comment remettre votre bien-être au centre de vos priorités, sans culpabiliser ?

Aaah la culpabilisation ! C’est un peu comme une amie que l’on a depuis longtemps sans trop savoir comment elle est arrivée dans notre vie, qui nous déprime dès qu’on passe un peu de temps avec elle parce qu’elle rabâche sans cesse les mêmes râleries, et en plus nous fait nous sentir mal d’aller mieux qu’elle, soit disant que nous on a de la chance, etc… Vous me voyez venir ? On appelle ça une relation toxique !

Et ben la culpabilisation c’est pareil, c’est une forme de relation toxique à vous-même.

Et comme toute relation toxique, l’idéal est d’arriver à prendre ses distances et à poser ses limites, voire à couper les ponts.

Pourquoi est-ce que la culpabilisation revient sans cesse chez vous ?

Dans un premier temps, il faut discerner vos leviers de motivations sains, de votre culpabilisation.

La petite voix qui vous dit de ranger vos clés tout de suite plutôt que de les laisser trainer sur la table est un levier de motivation sain. C’est votre intuition qui vous veut du bien. C’est-à-dire la partie de vous-même qui a accès à votre connaissance intérieure, qui a déjà fait le calcul, et qui sait que cela vous demandera moins d’effort de faire ça maintenant, que de passer 5 minutes à s’affoler et à les chercher partout demain matin quand ce sera l’heure de partir.

Par contre, les “conseils” non sollicités de la partie de vous-même qui se fixe des objectifs à atteindre absolument, qui a peur de décevoir (vous-même ou les autres), qui désire devenir tel type de personne, sont le terreau de la culpabilisation.

En fonction de votre éducation, des schémas familiaux que l’on vous a transmis, de votre histoire et de vos expériences personnelles, ce sentiment de culpabilité peut être plus ou moins envahissant chez vous. Si vous sentez que c’est très présent, je vous invite à l’identifier avec bienveillance, puis à entamer un travail sur vous auprès d’une kinésiologue par exemple, d’une psychologue, ou encore d’un hypnothérapeute.

3 Actions pour remettre votre bien-être au centre de vos priorités
  • Méditez sur le fait de culpabiliser quand vous prenez du temps pour vous. Accordez-vous du temps pour pousser ce raisonnement jusqu’au bout. Si vous prenez du temps pour vous-même, que vous faites des activités qui vous nourrissent et vous détendent (scroller ne compte pas, même si c’est parfaitement OK de temps en temps !), alors vous serez plus reposée et disponible pour les autres. En revanche si vous essayez d’être la “meilleure” personne, qui donne tout son temps et son énergie aux autres, surtout pour ne froisser personne, alors vous allez vous épuiser et vous ne serez plus utile à personne. Vous pouvez démarrer votre méditation avec cette citation :
    “Ne crains pas de perdre des gens. Crains plutôt de te perdre en essayant de plaire à tout le monde”
  • Faites de la place dans votre emploi du temps. Vous êtes toujours la tête dans le guidon en essayant d’aider tout le monde, tout le temps, sans jamais prendre de temps pour vous au risque de passer pour une égoïste ou simplement parce que vous n’avez pas le temps ? Faites du tri dans votre emploi du temps. Vous êtes fatiguées et au fond du vous, vous n’avez pas envie de rentrer tard de cette soirée bruyante avec vos amis ? Restez dormir. On vous demande d’être d’astreinte la semaine où vous aviez prévu vos congés ? Refusez. Vous n’avez pas 2h pour vous dans la semaine parce que vous courrez à droite à gauche pour les activités des enfants ? Déléguez les trajets, ou faites garder vos enfants à un autre moment de la semaine. Trouvez des astuces pour vous libérer du temps pour vous, c’est fondamental.
  • Faites la liste des choses qui vous nourrissent mais que vous ne prenez jamais le temps de faire. Puis mettez ces choses au programme dans votre planning, sans déroger à la règle. Vous avez rendez-vous avec vous-même, ce n’est pas négociable.
2 erreurs qui ANNULENT L’EFFET BIEN-ÊTRE
  • Vous vous comparez aux autres, ou à vous-même !

    Même dans le bien-être, on peut parfois se faire avoir par la comparaison et les “performances”. Ne vous dites pas que une telle ou un tel tient mieux cet asana, fait plus de méditation, à l’air plus zen que vous, tient mieux le choc aux aléas de la vie que vous. Chaque cheminement est différent, vos besoins sont différents. Vous faites déjà du mieux que vous pouvez. Félicitez-vous de chaque petites victoires. D’ailleurs vous pouvez régulièrement faire la liste de vos petites victoires plutôt de que rester bloquée sur tout ce que vous n’avez pas (encore) mis en place dans votre vie pour aller mieux, pour être mieux etc.

    Et ça marche aussi avec vous-même. Chaque période de vie est différente, ne vous comparez pas avec vous-même il y a quelque mois ou quelque années, ou même par rapport à hier. Cette personne s’est transformée, elle n’a plus les mêmes besoins. Vous n’arrivez pas à faire cette posture que vous avez super bien tenue hier pendant votre séance de yoga ? Cette observation fait partie du jeu. Effectivement, rien n’est permanent. C’est ainsi que vous apprendrez à profiter de l’instant présent, en ne vous attachant pas à ce que vous pouviez faire hier ni à ce que vous pourrez peut-être faire demain.
  • Vous vous fixez des objectifs peu ou pas atteignables.

    Si vous sentez que la culpabilisation revient chez vous à cause de votre tendance à vous fixer des objectifs que vous atteignez peu ou pas, je vous invite à déposer plutôt des intentions, en conscience (c’est à dire au calme et en étant concentrée). Vous verrez que ce n’est pas du tout la même approche ensuite dans votre quotidien. Si vous déposez des intentions, vous les remettez à l’Univers (ou autre en fonction de vos croyances). De cette manière vous faites confiance à la Vie pour vous apporter ce dont vous avez besoin. De plus, vous vous donnez une direction plutôt qu’un résultat à atteindre. Ainsi, vous apprécierez chaque partie du chemin et vivrez ces étapes comme des mini-victoires plutôt que comme des échecs (de ne pas être arrivée déjà au résultat).

    Si tout cela vous semble nouveau et un peu flou, mais vous interroge, je vous propose d’en discuter ensemble lors d’une séance de consultation ayurvédique en cabinet ou en visio (réservations ici)
Comment j’ai court-circuité ma culpabilité

Et bien je me suis observée, basée sur la connaissance que j’avais de moi-même, et je me suis faite peur.

Pensées ruminantes et négatives (cerveau en boucle sur les tâches à faire et les problèmes), comportements compulsifs et dégradant ma santé physique et mentale (scrollage infini sur les réseaux “pour le travail”, rallumage de l’ordi le soir et le week-end, auto-sabotage, perte de motivation et de sens, éparpillement, etc.)

Bref je ne me reconnaissais plus. Ou plutôt, je reconnaissais des processus plutôt familiers : le début d’un bon vieux burn-out.

J’ai lutté un moment avec ma culpabilité à l’idée de faire une petite pause dans mon activité, me disant que j’allais couler ma boîte déjà précaire, que j’allais décevoir des clientes, que le risque était trop grand d’être tentée de ne jamais y revenir, etc.

Puis j’ai pris ma décision.

Ok, je vais faire pause pendant quelques semaines. Il était temps de remettre MON bien-être au centre de mes priorités. Parce qu’à ce rythme-là, sinon, j’allais craquer et vraiment tout arrêter définitivement, par perte de sens et manque d’écoute de moi-même.

J’ai mis trois règles en place :

Premièrement, interdiction de penser de près ou de loin à mon entreprise. Intention : couper l’herbe sous le pied à mon cerveau et stopper son tourbillon infernal. En somme, lutter contre ma tendance à sur-intellectualiser.

Deuxièmement, cultiver le calme et le vide dans ma tête. Intention : laisser émerger ce qui doit émerger.

Troisièmement, faire le point sur ce qui me nourrit vraiment, et m’y consacrer. Retrouver le plaisir et la joie de lire, d’étudier, de faire plus de yoga et de méditation, de marcher seule dans la forêt, de cueillir des plantes sauvages comestibles, de faire des rituels, de laisser libre court à ma créativité, etc. Puis les remettre en place durablement dans ma vie. Toutes ces choses sont très personnelles, et si je suis capable d’y revenir vite c’est parce que je me suis longtemps observé, j’ai expérimenté à quelque point elles étaient important pour moi. Certaines choses évoluent aussi. Je suis à l’écoute de ça. Certaines de ces pratiques ne correspondent pas à toutes les saisons, je les adapte au fil de l’année.

non, Il n’y a pas de honte à avoir un jardin secret

Tout ça pour vous dire que ce qui vous nourrit n’est pas accessoire, ce n’est pas juste une manière de passer le temps. C’est primordial et hautement personnel. Cela dépend de chacun.e et ça ne regarde personne d’autre que vous. C’est ce que l’on appelle un jardin secret. C’est un peu comme une orchidée. Ce qui est très important pour elle et sa floraison, c’est de ne jamais changer d’emplacement dans votre maison, au risque de mettre des mois à s’en remettre. C’est son truc à elle. Elle se connait mieux que vous et elle sait qu’elle a besoin de ça pour être bien, pleinement épanouie. Pourtant beaucoup de gens ne connaissant pas ce détail sur les orchidées et les changent de place en croyant qu’elles fleuriront mieux ainsi. Et bien avec vous-même c’est pareil, si vous ne mettez pas un point d’honneur à respecter et à cultiver votre jardin secret, vous allez petit à petit vous désaxer de vous-même et perdre de la vitalité, de la motivation, du sens à ce que vous faites.

Comment aller plus loin dans votre cheminement ?

Si vous avez envie d’aller plus vite sur ces questions-là, d’apprendre à vous connaitre et de trouver l’hygiène de vie qui vous nourrit la mieux, et que je vous aide à la mettre en place dans votre vie, pas à pas, j’ai crée plusieurs manières de répondre à votre besoin, en fonction de ce qui vous parlera le plus.

  • Vous pouvez prendre rendez-vous pour un pack de 5 consultations ayurvédiques d’1h chacune. On fera ensemble le tour de vos besoins, de vos valeurs, de ce qui vous nourrit et de comment le mettre en place durablement dans votre vie, tout ça bien sûr, sans culpabiliser de faire ce qui faut pour être en accord avec-vous même 😉
  • Vous pouvez aussi commencer tout simplement avec une consultation ayurvédique, pour déposer ce que vous avez sur le cœur. Je vous écoute et vous oriente selon votre besoin sur des pistes de réflexions et vous donne des exercices très concrets à faire dans votre quotidien pour opérer un changement, un pas après l’autre.
  • Si vous avez un besoin de changement plus radical, et d’une avancée plus rapide sur un ou plusieurs aspects de votre vie, alors là je vous invite à venir faire l’expérience d’une retraite. Un séjour au vert de quelques jours, un exercice de centrage sur soi-même, à l’aide de pratiques comme la méditation guidée, le yoga, le pranayama, l’auto-massage, etc. L’expérience d’un autre rythme, le votre, et du calme pour être à l’écoute de vous-même.